Piscine naturelle : la piscine biologique et écologique

La plupart d’entre nous en ont certainement marre d’avoir la peau irritée après une baignade dans les piscines standard ; sachez qu’il est maintenant possible de se baigner dans une eau naturelle et pure, et de retrouver les sensations de baignade en nature dans les lacs ou ruisseaux de montagne grâce au concept de piscine naturelle.

C’est quoi une piscine naturelle ?

Également appelée étang de baignade, il s’agit d’une alternative aux piscines classiques qui sont constituées de beaucoup de produits chimiques.

En effet, c’est un bassin de baignade qui reproduit un espace naturel où s’installe un équilibre biologique, c’est-à-dire qu’elle est dotée d’un pouvoir autonettoyant : il y a dans les piscines naturelles des phénomènes biologiques grâce à la présence de plantes et micro-organismes qu’on retrouve dans la nature.

Elle est constituée de deux bassins qui communiquent entre eux : la baignade et la zone de lagunage. La zone de lagunage est la moins profonde : elle accueille les plantes aquatiques qui filtrent et nettoient l’eau se trouvant dans la baignade. La plupart du temps, ces deux bassins sont rattachés par une zone de régénération : c’est là que l’eau est oxygénée.

Comment fonctionne la piscine naturelle, biologique et écologique ?

Le fonctionnement de ce type de piscine n’est pas difficile à comprendre puisqu’il est basé sur une manière naturelle d’épuration : le lagunage. La piscine biologique ne nécessite donc aucun produit chimique ni de système de filtration car elle n’a pas besoin de tout ça pour nettoyer et filtrer son eau.

Ce qui la différencie également de la piscine standard, c’est le fait qu’elle ne soit pas stérilisée car des micro-organismes y vivent.

Les piscines naturelles sont aussi le domicile d’animaux invertébrés, notamment les grenouilles et les crapauds. Ces animaux sont bénéfiques pour la piscine biologique car ils se débarrassent des larves de moustiques.

Grâce à la présence de ces plantes et de ces animaux, on peut être sûr d’obtenir un environnement en bonne santé.

La piscine naturelle peut être divisée en 3 zones : la zone de baignade, la zone de lagunage et la zone de régénération.

La zone de baignade correspond au bassin de natation. La plupart du temps, on équipe la zone de baignade d’un filtre à sable, d’une écumoire, d’un compartiment de sédimentation et d’un filtre UV.

La purification de l’eau de la piscine naturelle se fait dans la zone de lagunage grâce aux plantes aquatiques (plus précisément leurs racines), aux micro-organismes et aux roches spécifiques.

Afin d’obtenir de l’eau propre et saine, les bactéries transforment les matières organiques à éliminer en nourriture pour les végétaux se trouvant dans la zone de lagunage de la piscine.

On peut aussi trouver du plancton dans les piscines naturelles, ce dernier a pour rôle d’éliminer les algues vertes et de filtrer l’eau. La zone de lagunage est le système naturel d’épuration et de filtration de la piscine naturelle ou biologique.

La zone de régénération est facultative ; elle accueille souvent une cascade pour l’aération du bassin et pour oxygéner l’eau.

L’écosystème doit être constitué de plantes flottantes, purificatrices et oxygénantes, ainsi que de bactéries et d’animaux tels que les puces d’eau, les insectes, les larves ou les escargots d’eau. Tout cela est nécessaire pour être performant.

La zone de lagunage doit être composée avec des plantes épuratives comme la jacinthe d’eau, les phragmites, l’Hippuris (plante oxygénante), le Caltha palustris ou même l’élodée (la renoncule aquatique).

Il faut éviter de mettre des poissons dans votre zone de lagunage, car ils attireront les oiseaux qui ont tendance à détruire les revêtements des parois de votre piscine naturelle.

Les avantages et inconvénients de la piscine naturelle

C’est une piscine écologique qui respecte la biodiversité et qui n’a pas besoin de traitement chimique, vous ne serez donc plus obligé d’ajouter du chlore à votre eau dans le but de prévenir l’apparition de bactéries et autres micro-organismes néfastes.

La piscine naturelle garantit une eau pure puisque son pH est proche de 8, donc fini les problèmes de santé comme les yeux rouges, les mycoses et les éventuelles allergies.

C’est une alternative écologique car elle respecte la nature, il n’y a pas de produits nocifs rejetés, ni dans les égouts, ni dans le jardin.

Ce bassin de baignade se fond facilement dans le décor puisqu’il a un aspect différent, de plus cela vous épargne l’entretien rude et onéreux.

Les piscines naturelles ne font pas l’objet de taxe contrairement aux classiques.

Pour terminer, elle est toujours esthétique même en hiver car vous ne serez pas obligé de la recouvrir.

En revanche, l’installation d’une piscine naturelle chez soi coûte assez cher par rapport à l’installation d’une piscine traditionnelle, car le concept de cette dernière oblige l’eau à circuler continuellement afin qu’elle puisse se régénérer, de ce fait, la pompe électrique doit fonctionner en permanence.

Cela provoque donc une énorme consommation d’électricité, environ 5 000 kWh chaque année. De plus, vous devez également prévoir une importante consommation d’eau.

La température de l’eau doit être surveillé attentivement car si sa température dépasse les 24 °C, des bactéries pourront se proliférer dans l’eau de votre piscine naturelle.

Comment construire une piscine naturelle ?

Sachez que la construction d’une piscine naturelle, biologique et écologique ne nécessite pas de permis de construire, le montant de votre taxe foncière ne sera donc pas influencé par vos envies de baignade ! Il est néanmoins indispensable de faire une déclaration préalable de travaux : vous devez adresser ce document administratif à la mairie de votre commune avant de commencer les travaux.

De plus en plus de monde choisissent de faire eux même la construction de leur piscine naturelle. Si cela vous tente, il est préférable d’avoir quelques notions en électricité afin de pouvoir mettre en place les pompes de circulation de l’eau de la zone de filtration naturelle.

Ces pompes ont pour rôle d’accorder le déplacement de l’eau dans les zones où se trouvent les végétations de votre piscine, elles permettent également l’oxygénation de l’eau qui est indispensable pour préserver l’écosystème.

Vous allez donc installer un système électrique dans une zone fortement humide ou même dans l’eau, c’est pourquoi les câbles électriques que vous allez utiliser devront suivre certains critères, notamment l’étanchéité. On vous conseille de solliciter l’aide d’un professionnel.

Il est préférable de construire votre piscine biologique dans un endroit semi-ombragé car cela limitera le développement des algues et créera une atmosphère idéale pour les plantes.

Faites un marquage au sol afin de délimiter le bassin et l’espace de plantation. Comptez une bonne journée de travail et beaucoup de savoir-faire pour le terrassement, car la zone est grande et il faut faire des paliers (la partie baignade nécessite au moins un palier et beaucoup de hauteurs pour les plantations).

Pour séparer les bassins de baignade et de lagunage, ou pour faire des escaliers, vous pouvez faire de la maçonnerie en construisant un mur de 10 cm en dessous du niveau de l’eau.

Afin d’éviter que l’eau se stagne et pour favoriser l’échange entre les deux bassins, vous pouvez aussi installer une pompe de circulation d’eau qui marche en permanence (24H/24) et qui crée du courant ; l’idéal est de l’installer le plus profond possible dans la piscine.

Pour pouvoir installer une cascade ou un ruisseau, vous allez avoir besoin d’une autre pompe de circulation, un élément favorable à l’oxygénation de l’eau. Vous pouvez également utiliser un système de filtration mécanique qui soulagera le bio filtre.

Avec tous ces choix qui s’offrent à vous, il suffit de prendre en compte votre projet afin de prendre la bonne décision.

Plusieurs solutions existent pour assurer l’étanchéité  :

  • Utilisez une membrane EPDM en la posant sur un sol tassé, dépourvu de cailloux et de racines. Cette membrane se marie parfaitement avec les formes du bassin, d’ailleurs elle ne présente aucune pression sur la faune et la flore.
  • Tapissez votre piscine d’un lit de pierres ou de gravier. Si vous avez décidé de faire monter des murs en dur ou des bassins préformés, optez pour des matériaux imperméables tels que le ciment ou le béton. Utilisez de l’argile seulement si votre terrain est argileux, de plus il vous faudra une couche de glaise d’environ 10 cm minutieusement damée.

Pour le remplissage de votre piscine, il est préférable d’utiliser l’eau de pluie ou celle d’un puits car cela rendra votre piscine encore plus naturelle.

La dernière étape concerne le mode de plantation des végétaux de votre piscine. Il est possible de disposer les plantes directement dans la terre ou dans des pots, sachant que mettre en pots est plus facile à réaliser et permet de déplacer les plantes sans aucune difficulté.

Cette méthode est également plus profitable car elle diminue la prolifération de certaines plantes envahissantes. Optez tout de même pour des pots de grandes tailles, afin qu’ils ne limitent pas la croissance des végétaux.

Veillez également à ce qu’une couche de gravier de deux centimètres minimum recouvre la terre, afin d’éviter que cette dernière trouble l’eau. De cette manière on évite également que les poissons viennent tout disperser dans la piscine naturelle.

Comment entretenir une piscine naturelle ?

Pour pouvoir maintenir l’équilibre biologique du système, vous devez entretenir la piscine naturelle comme un jardin aquatique.

Les végétations poussent et verdoient beaucoup pendant la haute saison, donc entre avril et octobre vous serez obligé de nettoyer les filtres de manière régulière ; vous allez également devoir enlever toutes les feuilles qui se trouvent dans l’eau.

N’oubliez pas de faire le nettoyage des parois de votre piscine : il existe sur le marché des aspirateurs et des robots spécifiques que vous pouvez utiliser afin de rendre la netteté des parois de votre piscine naturelle.

En basse-saison, c’est-à-dire le reste de l’année, la piscine naturelle ne nécessite pas de rude corvée d’entretien : un nettoyage occasionnel du bassin avec un aspirateur ou un robot suffira. Il faut également tailler les plantes qui se trouvent dedans afin qu’elles passent un hiver dans de bonnes conditions et qu’elles ne dépérissent pas.

Comment lutter contre les algues ?

N’oubliez pas de faire une analyse de l’eau afin de vérifier son potentiel Hydrogène et sa teneur en calcaire. Sachez que l’excès de calcaire dans l’eau peut provoquer des dépôts sur le sol et sur les parois, de plus, cet excès est favorable au développement des algues.

On vous conseille d’utiliser le traitement magnétique pour pouvoir s’en débarrasser car il donne de bons résultats.

Les algues se manifestent également lorsque l’équilibre biologique n’est pas réussi, quand il y a de la pollution aérienne, quand des engrais se trouvent dans les eaux de ruissellement ou tout autre déséquilibre du biotope.

Dans les premières années vous allez devoir enlever ces algues manuellement et de manière régulière, car elles peuvent aussi se manifester au printemps, contrairement aux plantes de bassins qui sont en période de repos.

Certes, il existe d’autres alternatives plus radicales comme la lampe UV ou les appareils à ultrasons, mais il est préférable de résoudre ce problème de manière naturelle. Retirez juste les algues à la main et soyez patients, le milieu finira par être rééquilibré grâce aux bactéries et aux plantes flottantes, oxygénantes et épuratrices.

Vous pouvez parfois constater que l’eau de la piscine biologique est fluorescente : cela est dû à l’apparition de microalgues lorsqu’il y a un excès de phytoplancton. La régulation se fera toute seule grâce au zooplancton, prédateur de microalgues.  Votre patience sera nécessaire car cela prend un peu de temps.

Combien coûte la construction d’une piscine naturelle, biologique et écologique ?

Si après avoir parcouru tous ces paragraphes, vous avez finalement décidé d’en construire une chez vous, sachez que le prix d’une piscine naturelle est généralement 20 à 10 % plus élevé que celui d’une piscine privée classique. Prévoyez un budget assez important d’environ 20 000 €, qui peut s’élever à 60 000 € si vous voulez une piscine prêt à plonger.

Nous allons détailler ces prix étape par étape :

En premier, le prix de terrassement d’une piscine naturelle varie selon la profondeur du bassin de baignade et le volume total des deux bassins. Le terrassement coûte 800 à 1 840 € pour une profondeur de 1, 40 m jusqu’à 1, 60 m, et d’un volume d’environ 80 à 92 m2. L’extraction de la terre et la préparation du sol peuvent être comprises ou non.

Concernant l’installation du bassin, le prix varie aussi selon le matériau choisi : la membrane EPDM (20 000 €), le parpaing (12 000 à 20 000 €), le béton coulé (17 000 a 21 000 €) et le béton projeté (35 000 à 40 000 €). À retenir que ce sont des prix approximatifs.

Après l’installation du bassin, vous devez créer l’écosystème. Le prix varie en fonction de la surface de filtration, mais aussi des espèces que vous choisirez.

Si votre bassin de filtration est de 40 m2 à 45 m2, l’écosystème coute de 800 jusqu’à 1 800 €. Pour un bassin de filtration de 50 m2, son prix est de 1 000 à 2 000 €. Pour la biodiversité, prévoyez un budget compris entre 20 et 40 € le mètre carré.

Pour finir, si vous souhaitez performer la filtration de votre piscine vous pouvez acheter différents accessoires. Ils sont optionnels mais ils facilitent le maintien de l’équilibre de votre étang de baignade.

Ces accessoires sont : le préfiltre mécanique (100 à 1 500 €), les skimmers (entre 60 et 700 €), la pompe (coute entre 100 et 300 €) et enfin le système de chauffage (200 et 4 000 €). Vous devez donc avoir un budget entre 600 € et 2 000 € pour acheter des accessoires.

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